Les livres, c'est nul, ya pas d'image. Voilà pourquoi il faudra désormais faire avec une nouvelle série de chronique sur ce blog (Si tout va bien, cette série comptera en tout une note), une chronique cinéphage !
Aujourd'hui, je vais vous parler un peu du film qui possède le plus beau des chats jamais dessiné : Kiki la petite sorcière, de Hayao Miyazaki.

Kiki

 

Ce film met en scène la jeune Kiki, agée de 13 ans, qui part dans une ville inconnue pour faire son apprentissage de sorcière. Ses pouvoirs de sorcières sont essentiellement limités à savoir à peine voler sur un balai et parler avec son chat noir Jiji.
Kiki découvre donc une grande ville, mais nulle part où loger. Qui plus est, elle est recherchée par la police pour trouble à l'ordre public. Heureusement, la petite fille est débrouillarde, et décide de monter d'elle-même sa propre entreprise de livraison à domicile. Travailler plus pour gagner plus, c'est son crédo. Sans aucune publicité, elle arrive à créer une demande chez sa clientèle cible, et surtout, la fidéliser : Business is business, la petite fille n'hésite pas à ajouter à son service de livraison d'autre service, comme aide-ménagère ou cuisinière à domicile. Une gamme de service inédite pour une si petite PME !

Les coups durs sont aussi de l'aventure, Kiki doit surmonter les difficultés de n'importe quel entrepreneur. Comment trouver les fonds nécessaires à l'investissement ? La petite fille trouve quelques combines pour obtenir des locaux à moindre frais à courts termes, il faut savoir parfois utiliser du système D !
Et lorsque malgré tout, les affaires ne sont pas aussi prospères ? On est jamais à l'abri d'une baisse de la demande; Lorsque cela arrive à Kiki, elle doit combattre sa baisse de moral qui se ressent sur ses pouvoirs magiques, la principale valeur ajoutée de son travail de livreuse. Un cercle vicieux dont il est difficile de se dépêtrer, mais Kiki parvient à s'en sortir grâce à l'aide de ses collaborateurs - et amis !

Kiki la petite sorcière est avant tout un film d'animation pour les enfants, une initiation au libéralisme économique. La jeune héroïne, sans diplôme ni formation, parvient à monter sa propre entreprise de service aux revenus florissants. Un parfait exemple de réussite sociale, pour quelqu'un venant d'un milieu défavorisé comme celui des sorcières de campagnes.
Mr Miyazaki, vous êtes un exemple pour la jeunesse, pour la France qui se lève tôt !

(Mylou, Kaki, Tam, si vous me lisez... Pas taper !)